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"En forêt" : le deuxième épisode, avec le GNSA Bois de Vincennes

Le deuxième épisode du podcast En forêt, imaginé par Le Zéphyr pour Le Moment, est disponible en réécoute. J'ai reçu Marie-Noëlle Bernard, du GNSA Bois de Vincennes en pleine mobilisation contre le projet de l'A69 entre Castres et Toulouse, qui déjà eu comme conséquence d'arracher des arbres.


Article de Philippe Lesaffre





Le 21 octobre, dans le Tarn, plus de 10 000 personnes – 5 000 d’après le préfet – ont participé à la manifestation "Ramdam sur le macadam". Des femmes et des hommes, venus de tous les horizons, des militants issus de collectifs, d'associations (La Voie est libre, le GNSA, Extinction Rébellion, etc.), des scientifiques, des familles, des citoyens qui sont venus réclamer l’arrêt immédiat des travaux de l'A69, la future parcelle entre Toulouse et Castres, qui a déjà eu comme conséquence de détruire des zones humides et des arbres, tels que des platanes sur le bord de la nationale. Plus tard, de nombreuses personnes se sont rassemblées dans les environs et souhaitaient former une ZAD. Or, cela n'a pas plu au gouvernement. Des forces de l'ordre ont évacué la zone de manière violente. Certains ont été blessés, dont Thomas Brail - il a filmé la scène juste avant l'assaut sur son compte Instagram.


Depuis plusieurs semaines, la mobilisation contre ce projet controversé s'est intensifiée. Quelques jours après la grève de la faim et de la soif entamées par plusieurs citoyens (Thomas Brail, Celik Sadik et Reva Seifert), j'ai reçu Marie-Noëlle Bernard, coordinatrice de l'antenne du GNSA Bois de Vincennes, pour le deuxième épisode du podcast En forêt.


"Pour sauver le vivant, il faut porter atteinte à son corps, c'est paradoxal", dit-elle. Thomas Brail et ses camarades ont été très affaiblis durant leur combat sans alimentation - ni eau pendant plusieurs heures.



"La nature se porte bien quand on lui fiche la paix"

Elle affirme qu'elle ne pourra jamais aller aussi loin, toutefois Marie-Noëlle Bernard rend hommage au fondateur du GNSA. "On n'a plus envie de se laisser faire, de laisser martyriser la Terre comme cela." Elle le dit, souvent les combats, le GNSA les mène avec d'autres, comme France Nature Environnement, Arbres remarquables et Aux arbres citoyens. "Et ensemble, il est possible de remporter des victoires."


Durant l'échange, elle revient sur son parcours, son engagement pour le vivant, les espèces animales (quand elle vivait en Normandie), puis les arbres. Elle s'est notamment battue contre le projet de prolongement de la ligne 1 du métro au cœur du Bois de Vincennes. Pour l'heure, le projet a été abandonné. Néanmoins, elle reste sur ses gardes et poursuit le combat dans son secteur de l'Est parisien, tant en ville que dans la forêt. Remontée en particulier contre "le plan de gestion de la Direction des espaces verts" en ce qui concerne le Bois de Vincennes (elle le trouve "obsolète"), elle explique que "la nature se porte bien quand on lui fiche la paix". C'est Francis Hallé qu'elle cite durant la conversation.


L'épisode à écouter :



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