top of page

Peut-on encore utiliser Slack ou Discord ?

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Je me souviens de mon numéro de téléphone quand j'étais enfant. 45 39 80, simple. Le passage à 8 chiffres date en région de 1985. Cent vingt ans séparent l'invention du téléphone en 1876 par Graham Bell de ma première adresse mail wanadoo en 1996. Wikipédia a emporté au loin l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert et en 2004 Facebook, qui apparait près de Boston, emporte très loin les relations interpersonnelles et amicales.

Internet a bousculé notre façon d'être au monde et nous sommes dans une époque de bascule. Internet est équivoque. En sommes-nous conscients ?



L'usage de l'échange de mails, qui semble encore moderne, se voit déborder par des outils numériques et l'internet de 2024 remet en cause désormais les conditions du travail et de la réalisation des œuvres collectives. Slack est créé en août 2013, Discord en mai 2015, Mattermost en octobre 2015.


L'internet de 2024 se construit post-Gafam, et aujourd'hui beaucoup de communautés utilisent ces outils pour la gestion de projet au quotidien, pour réaliser leurs projets à distance, en remplacement ou complément des lieux réels de partage. Ils sont apparus et se sont imposés face à la traditionnelle messagerie, et bien sûr en complément des différents progiciels et applications d'entreprise.


Quand Facebook proposait et propose toujours des "souvenirs" à partager conformément à son ADN, ces nouveaux outils proposent "des projets" et "des objectifs" à partager, pour travailler à distance, "ensemble", pour communiquer.


On sait pourquoi ces outils sont utilisés. Ils placent n'importe qui dans le monde, dans le bureau du projet avec les bonnes personnes, et avec la bibliothèque de projet juste à côté.


Donc il faut les utiliser ? Lequel ? Qui paye ?

Revenons un peu en arrière, Slack, Discord, Mattermost, Trello, Whatsapp, Facebook groupe, Telegram, Signal, messenger, sms, voix, signes, fumée ! Que restera-t-il des ces outils dans 10 ans ? Quelles seront leurs conditions d'utilisation ? Quelles sont-elles aujourd'hui ?




Je me souviens d'un téléphone à cadran, avec un fil en spirale et un écouteur, objet de toutes les convoitises. Les choses ont évolué, et, aujourd'hui, nous avons au final autant de téléphones, d'écouteurs, de fils, de cadrans que de projets et thématiques de discussion ! À chaque fois, c'est un téléphone différent qui nous notifie désormais. C'est plus élégant. C'est autre chose que de juste sonner. Il y a des avantages certains, on anticipe, on compartimente, on personnalise la sonnerie, on s'organise pendant que le temps file et glisse sur les communautés particulières. Stop.


Les conditions pour utiliser ces outils sont d'être "inscrit" : inscrit dans l'espace de travail du projet, et pour ce faire, inscrit sur la plateforme en question. Stop. Avoir un compte Slack, avoir un compte Discord, avoir un compte Mattermost... Compliqué, au final. Login et mot de passe à gogo ! Mais il est dit que la plus-value est là, elle répond à un besoin. S'éloigner et se perdre dans des réunions et des échanges vocaux à plusieurs, connus et inconnus. Il est dit que c'est le progrès, et ainsi, aujourd'hui dans les endroits de pointe sur les aspects transitions, du moins le pensent-ils, certains tiers-lieux et autres académies du nouveau monde, on installe le package Slack et Google Drive sur le poste de chaque service civique. En voiture, Simone !

Tous utilisent Slack et Google Drive et défendent Linux et Framasoft par ailleurs en ne voyant nullement de contradiction.


D'autres organisations utilisent des outils de messagerie instantanée, permettant l'échange de messages à des groupes de personnes définis (type Telegram, WhatsApp, FaceBoook Group ou Signal). Ils proposent un seul classement, un seul sujet, quand Slack & Co en propose une infinité. Mais communiquer à un groupe de personnes n'est-il pas un projet ? Un groupe Whatsapp, Telegram ou Signal temporaire, n'est-il pas mieux ? Plus simple ? Que toute cette hiérarchie d'usage dans les outils type Slack ou Discord.


Discord est un logiciel propriétaire gratuit de VoIP et de messagerie instantanée. Il fonctionne sur les systèmes d’exploitation Windows, macOS, Linux, Android, iOS ainsi que sur les navigateurs web. La plateforme comptabilise en 2019 plus de 250 millions d'utilisateurs. En mars 2022, l’entreprise emploie environ 600 salariés et est valorisée à 15 milliards de dollars. Il a été conçu initialement pour les communautés de joueurs de jeux vidéo, son utilisation s'est diversifiée avec le temps même si la connectivité avec les autres applications reste à renforcer. La création se dit sur Discord et les audiophiles sont censés être à l'écoute. Les échanges y sont cryptés.


Slack est une plateforme de communication collaborative. La plateforme revendique 250 000 utilisateurs en France, essentiellement pour des gens "corporate". Vive le chat sur Slack ! Les outils 2.0 s'y intègrent plus simplement. Plus sobre et plus facile d’accès, l’interface Slack fait davantage consensus. Si Slack répond aux besoins d'une organisation, Discord répond plus aux besoins d'une communauté, les deux répondent à un besoin de catégorisation, de hiérarchisation et au final de contrôle et formalisation des échanges.


Mattermost rentre dans cette optique, même s'il est un outil libre, dans lequel on peut être maître de nos données et de l'architecture de notre infrastructure.

Et il y en a tant d'autres : Discourse, Chatwork, Teams, Webex, Confluence, Sharepoint. Trello. Trello est un outil de gestion de projet en ligne, lancé en septembre 2011 et inspiré par la méthode Kanban de Toyota. Il repose sur une organisation des projets en planches listant des cartes, chacune représentant des tâches. Les cartes sont assignables à des utilisateurs et sont mobiles d'une planche à l'autre, traduisant leur avancement. Ok, on peut se téléphoner ?



Tout ça est gratuit bien sûr. Discord, Slack : gratuit. Oui. Donc ? Où est l'astuce ?

Elle est dans la limitation de l'historique enregistré pour lequel il faut payer par mois 7$25 dans le plus petit forfait. Pour une communauté Slack perenne de 3 000 personnes actives, 15 000 euros.


Et si des groupes d'échanges simples type Telegram, Whatsapp ou Signal suffisaient ? Car tout cela est bien temporaire.


Bref, quel est le mot de passe ?


Téléphone-moi.


Frédéric Ghiglione







Comentários


bottom of page